Vendredi 16 octobre 2026, 8h30 à 10h / en ligne sur Zoom
Les épisodes de grêle constituent un enjeu croissant pour le secteur de l’assurance dommages, comme l’illustre la sinistralité exceptionnelle de 2022, estimée à plus de 6,5 Md€ en France.
Pourtant, le risque grêle demeure encore relativement peu documenté à l’échelle nationale, notamment en raison de la forte variabilité spatiale et temporelle du phénomène et de la difficulté à l’observer. Mes travaux visent à améliorer la connaissance et la caractérisation géographique de ce risque en combinant des données d’observation de la grêle, des données assurantielles et des données météorologiques.
Une première étude, menée sur la période 2013–2022, a permis d’établir une cartographie du risque à l’échelle communale, soit une résolution environ 25 fois plus fine que les travaux de référence existants. Elle met notamment en évidence une forte structuration géographique du risque, avec plusieurs zones de concentration associées notamment aux reliefs.
Ces travaux ont ensuite été prolongés par le développement d’indicateurs prédictifs de la sinistralité dommages aux biens, combinant la fréquence des épisodes de grêle et le diamètre maximal des grêlons. L’objectif est ainsi de passer d’une caractérisation du phénomène à une quantification du risque directement exploitable par les acteurs de l’assurance. Ces indicateurs peuvent contribuer à la prévention, à l’analyse territoriale du risque, à la tarification et plus largement à l’anticipation de la sinistralité liée aux événements de grêle.
Maxime Trevisani
Université Paul Valéry Montpellier 3
Docteur en sciences du climat et expert en modélisation des risques climatiques, Maxime Trevisani dispose de sept années d’expérience à l’interface entre recherche scientifique, assurance et gestion des risques. Ses travaux de recherche portent sur la caractérisation, la modélisation et la quantification des risques climatiques, avec une attention particulière portée à leur traduction en enjeux assurantiels. Sa thèse, consacrée au risque de grêle et aux stratégies d’adaptation de l’assurance en France, l’a conduit à développer des approches combinant données météorologiques, géospatiales et assurantielles. Il a notamment travaillé sur la cartographie des aléas, la modélisation statistique et l’analyse de la sinistralité afin de mieux caractériser les impacts des événements climatiques sur les portefeuilles assurés.