Exec Sums

Solvabilité 2 : bilan et propositions d’évolution (Sylvestre Frezal)

Solvabilité 2, malgré une gestation difficile, a incarné l’état de l’art en matière de régulation prudentielle des assurances.
Début 2016, elle est entrée en vigueur. Déjà, en Europe, elle entre dans une phase de révision. Hors d’Europe, les pays la copient, s’en inspirent ou la rejettent.
Dans ce cadre, nous présentons un retour d’expérience qui identifie les améliorations apportées par Solvabilité 2 et ses échecs, et permet de dégager des pistes d’amélioration ainsi que des do/don’t pour les autres refontes de régulation prudentielle à venir.

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Contrats avec PB et regulation procyclicique : inéluctabilité, avantage, inconvénient (Sylvestre Frezal, Eléonore Haguet et Virak Nou)

Les exigences de capital générées par une réglementation risk based, en vision économique, sont structurellement procycliques lorsqu’elles sont appliquées à des contrats avec participation aux bénéfices. Tout palliatif ne pourra donc être qu’une rustine.

Toutefois, cette grandeur largement formelle présente peu d’intérêt. Le capital à immobiliser, qui prend en compte à la fois les exigences de capital générées et les fonds propres créés ou détruits par les contrats, correspond davantage aux préoccupations des dirigeants. La sensibilité aux pertes du capital à immobiliser est également un outil de régulation précieux, source d’incitation à piloter les risques.

Nous discutons des avantages et inconvénients comparés de Solvabilité 1 et Solvabilité 2 à la lumière de ces deux indicateurs.

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Solvabilité 2 est-il risk based ? (Sylvestre Frezal)

L’exigence de capital sous Solvabilité 2 est réputée être fondée sur une mesure de risque. A l’aide de tests de robustesse interne, nous montrons que cette mesure n’est pas fiable, le bruit la parasitant étant d’une amplitude comparable à celle du signal qu’on cherche à capter. Nous montrons également que, au fil des calibrages de Solvabilité 2, les mesures censées nous éclairer sur le fait que telle branche serait plus risquée que telle autre sont, dans 80% des cas, démenties par une étude ultérieure, avant le cas échéant de se retourner de nouveau.

Ceci remet en cause la pertinence de ce système pour fonder des décisions de régulation prudentielle ou éclairer les choix d’orientation stratégique ou de gestion des risques des organismes d’assurance.

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Managing risks with the fairest values (AEA van der Graaf)

Theoretically, one could think of fair values as representing the (unique) right market values. However, a given asset, at a given moment, has numerous market values. How is such a value chosen?

The fairest value is the one that brings the least problems along with it: the one that keeps insiders out of trouble. For example, if it is likely that a problem with the regulator, counterparty or liquidity would happen, a different market type can be chosen in order to get a different market value.

The fair value is the right value under the right circumstances. It is used to make sure the organisation’s health is guaranteed, not necessarily through the organisation’s actions but through its representation.

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De quoi Solvabilité 2 est-il le nom ? (Sylvestre Frezal)

Solvabilité 2 est réputée être une régulation prudentielle, ayant pour objectif de veiller aux intérêts des bénéficiaires de contrat d’assurance.

En décortiquant chacune de ses composantes quantitatives, nous montrons que, dans ses principes sous-jacents comme dans ses conséquences, Solvabilité 2 est davantage une réforme de communication financière visant à offrir aux analystes financiers et aux équipes de direction une grille d’analyse partagée, centrée sur le pilotage de la valeur pour l’investisseur, qu’une réforme prudentielle. Dans les choix techniques de Solvabilité 2, la création d’un marché européen des portefeuilles d’assurance apparaît ainsi comme le critère de décision prioritaire auquel la protection des assurés devient un objectif subordonné.

Nous présentons également les conséquences logiques qui pourraient en résulter et soulevons des pistes susceptibles d’expliquer cette situation.

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L’assurance de demain (Côme Berbain et Elisa Salamanca)

La révolution du « Big Data » atteint l’ensemble des secteurs et génère de nombreux fantasmes et peurs dans le domaine de l’assurance. Néanmoins de nombreuses limites structurelles et techniques doivent nous inciter à considérer les impacts de cette révolution avec réserve.

En revanche, elle occulte un mouvement de fond : la modification des marchés de l’assurance non vie liée à l’apparition de nouveautés technologiques, au déplacement des usages de la propriété au service, et au développement de l’économie du partage. Le risque majeur pour les assureurs n’est ici pas tant de voir un Google s’attaquer à l’assurance comme un compétiteur qu’une dilution de l’assurance au sein d’autres services.

Reconnaitrons-nous encore notre assureur en 2030 ?

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Solvabilité 2, la fabrique d’une tabula rasa (Pierre François)

La régulation prudentielle à l’œuvre dans le secteur des assurances à la fin des années 1990 est marquée par une volte-face de la Commission européenne entre 1997, où elle prône le statu quo, et 1999, où elle décide de procéder à une tabula rasa.

Cette volte-face constitue une étape, subite et spectaculaire, dans un processus (très progressif) de mise au point et d’imposition de nouveaux cadres cognitifs et institutionnels au monde de l’assurance : au cours des années 1990, quelques entreprises et des régulateurs, de plus en plus nombreux, les endossent au moins pour partie.

Le revirement de la Commission, à la fin des années 1990, se comprend dès lors comme le moment où la pénétration de ces nouveaux cadres chez les acteurs du monde assuranciel est telle que la Commission ne peut plus les tenir à distance mais doit les mettre au centre du jeu.

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Le couple risque/rendement : une chimère ? (Sylvestre Frezal)

Le couple risque rendement souffre d’un vice conceptuel, rédhibitoire pour un usage opérationnel : l’incohérence temporelle entre les deux indicateurs. L’espérance n’existe que sur le long terme, lorsqu’elle s’incarne dans une moyenne d’où le risque disparaît ; le risque est présent à plus court terme et lorsqu’on y est exposé, sa matérialisation rend l’espérance vide de sens.

Les outils fondés sur l’optimisation d’un couple risque/rendement quantifié ne sont pas des outils pertinents d’aide aux décisions d’investissement. Bien au contraire, ils dégradent la qualité de la prise de décision, de plusieurs façons.

Une méthodologie alternative est proposée.

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Re-penser le risque (Sylvestre Frezal)

Les statistiques ont été conçues pour décrire l’hétérogénéité. Les assureurs se les sont appropriées dans ce cadre avec efficacité pour leur activité métier.

Mais, depuis quelques décennies, les financiers et les assureurs tentent d’utiliser ces outils pour gérer leur propre aléa, par exemple au sein de leur direction des risques.

Nous mettons en évidence le contresens associé, explorons ses conséquences en termes de pilotage, et proposons une méthodologie alternative de gestion des risques.

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Working papers

Une réforme pavée de bonnes intentions :
Retour d’expérience sur Solvabilité 2 et propositions pour Solvabilité 3

05/05/2017

Solvabilité 2, malgré une gestation difficile, a incarné l’état de l’art en matière de régulation prudentielle des assurances.
Début 2016, elle est entrée en vigueur. Déjà, en Europe, elle entre dans une phase de révision. Hors d’Europe, les pays la copient, s’en inspirent ou la rejettent.
Dans ce cadre, nous présentons un retour d’expérience qui identifie les améliorations apportées par Solvabilité 2 et ses échecs, et permet de dégager des pistes d’amélioration ainsi que des do/don’t pour les autres refontes de régulation prudentielle à venir.

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L’actuaire à la croisée des chemins

24/03/2017

Dans un premier temps, nous étudierons les fonctions exercées par les actuaires dans les sociétés d’assurance afin d’interroger la reconnaissance dont fait l’objet la profession actuarielle. La mise en évidence de ces fonctions sera également l’occasion d’esquisser des trajectoires professionnelles typiques d’actuaires qui seront saisies ici comme des révélateurs de la structuration du groupe. Nous reviendrons ensuite sur la manière dont, en tant que collectif, les actuaires se trouvent aujourd’hui en concurrence avec d’autres groupes professionnels plus ou moins identifiés autour de l’accomplissement de fonctions relativement récentes, comme le Risk Management, et parfois floues, comme les Big Data. Cela nous conduira dans un dernier temps à analyser les modalités de définition des frontières du groupe et sa stratégie de représentation.

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Solvabilité 2 n’est pas risk based. Peut-elle le devenir ? (version enrichie)

14/03/2016 (version initiale)
24/03/2017 (version enrichie)

L’ambition de Solvabilité 2 est d’être risk based : l’exigence de capital est réputée être fondée sur une mesure de risque. En nous concentrant sur les risques de prime et de provision, qui représentent 40% des exigences de capital des entreprises d’assurance non-vie en Europe, nous montrons à l’aide de tests de robustesse interne que cette mesure n’est pas fiable.
Trois explications sont susceptibles de causer cette absence de fiabilité : un facteur d’économie politique, une dimension idiosyncratique, et une barrière épistémologique. Nous les mettons en évidence, évaluons leur caractère significatif, et proposons des pistes pour adapter le design de la régulation prudentielle à ces écueils.

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L’invention de la fonction risque : pouvoir, contre-pouvoir ?

17/01/2017

Le développement de la fonction risque au sein des entreprises françaises d’assurance depuis la fin des années 1990 s’est déroulé en deux temps. A la fin des années 1990, les principaux groupes d’assurance – comme leurs homologues énergéticiens, bancaires ou industriels, commencent de se doter de direction des risques. Dix ans plus tard, ce mouvement, sous l’impulsion de nouvelles logiques prudentielles qu’il contribue par ailleurs à définir, se généralise à des entreprises de taille beaucoup plus modestes, et jusque-là fort éloignées des formes les plus contemporaines d’appréhension des risques.
A la différence de ce que l’on rencontre dans la plupart des secteurs où les fonctions risques sont occupées par des individus relevant de profils très différents, c’est un profil avant tout technique qui s’impose très rapidement comme la figure majeure des directions des risques des entreprises d’assurance. L’emprise de ces nouvelles fonctions sur la marche des entreprises ne se fait jour que progressivement.

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Les formations d’actuaire : une analyse sociologique

17/11/2016

Ce texte expose quelques hypothèses et premiers résultats d’une enquête en cours sur le métier et la profession d’actuaire, qui se concentre sur les formations à l’actuariat.
Il ne s’agit pas, dans le cadre de ces pages, de proposer une vision exhaustive de l’ensemble du monde de l’actuariat, ni même de celui des formations à l’actuariat, mais plus modestement, au terme de la phase exploratoire de l’enquête, d’exposer pour discussion certaines des pistes qui se dessinent et d’esquisser quelques hypothèses, notamment sur les déterminants de leur homogénéité et de leurs hétérogénéités, ou encore sur l’articulation de leurs évolutions aux transformations du secteur.

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Pourquoi utilisons-nous des modèles « faux » ?

12/09/2016

Comment comprendre qu’au cœur des outils mathématiques utilisés quotidiennement par des acteurs financiers pour guider leurs décisions se trouve l’assimilation de deux situations – les situations d’aléa et d’hétérogénéité – que les outils statistiques permettent très inégalement de saisir ?
Pour rendre compte de la présence de cet amalgame, nous retraçons sa discussion et sa disqualification lors de l’émergence du concept de probabilité aux XVIIème et XVIIIème, sa réapparition via le rapprochement effectué par Quételet entre la mesure des erreurs et celle de la dispersion d’une variable, puis sa congélation à l’occasion de l’axiomatisation des propositions probabilistes durant les premières décennies du XXème. Dans un second temps, nous expliquons comment, à partir de la seconde moitié du XXème, il percole dans les pratiques et colonise le secteur de l’assurance au début du XXIème.

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Procyclicité et contrats avec PB : inéluctabilité, avantage et inconvénient

20/05/2016

les principes de Solvabilité 2 (valorisation « économique », exigences risk based), plaqués sur des contrats with profit, conduisent inéluctablement à des exigences de capital procycliques. Le fait que ce mécanisme semble n’avoir pas été identifié lors de la conception de Solvabilité 2 met en évidence la myopie associée au pilotage dans cet environnement. Toutefois, le paramètre essentiel pour le pilotage n’est pas tant l’exigence de capital que le capital à immobiliser et sa sensibilité. De ce point de vue, l’évolution apportée par Solvabilité 2 est plus nuancée. Nous montrons ainsi que, par rapport à Solvabilité 1, Solvabilité 2 :

  • dégrade la capacité de préparation et de résistance à un affaissement progressif de la situation économique sur le long terme. Des simulations illustrent ce phénomène.
  • Mais fournit un early warning améliorant les capacités d’anticipation des risques de court-terme.

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Managing risks with the fairest values

14/03/2016

This paper shows how risk management avoids problems within the legitimate framework of fair value measurements. By using different « markets » as basis for the calculations, risk managers are able to keep the organisation out of trouble. Actors that can bring conflicts with them, like regulators, owners, external accountants and counterparties are continuously appeased in the search for the right value. So when the concept of fair value is seen in the practices of risk management, it is not necessarily a question of the right value. It is a question of making sure a problem is avoided. The representation of the risks (numbers and calculations) and values needs to be right such that the people seeing them, shareholders, regulators and counterparties, accept them as right. Fair value is not the right value but it is the right value under the right circumstances. It is used to make sure the organisation’s health is guaranteed, not necessarily through the organisation’s actions but through its representation.

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De quoi Solvabilité 2 est-il le nom ?

16/12/2015

Solvabilité 2 est réputée être une régulation prudentielle, ayant pour objectif de veiller aux intérêts des bénéficiaires de contrat d’assurance. Par l’analyse des différents postes bilanciels et la mise en perspective des choix techniques sous-jacents, nous montrons qu’il s’agit plutôt d’une réforme de communication financière visant à offrir aux analystes financiers et aux équipes de direction une grille d’analyse partagée. Dans les choix conceptuels de Solvabilité 2, la création d’un marché européen des portefeuilles d’assurance apparaît ainsi comme le critère de décision prioritaire auquel la protection des assurés devient un objectif subordonné.

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La fabrique sociale d’une tabula rasa : le lancement de Solvency II

16/11/2015

En 1997, la Commission européenne explique que la refonte des règles prudentielles se contentera de consolider les directives existantes ; en 1999, elle annonce au contraire qu’il faut repartir de zéro. D’où vient cette stratégie de tabula rasa, comment comprendre ce revirement subit ? La volte face de la Commission n’est qu’une étape dans un lent processus qui voit le monde des assurances progressivement converti à de nouveaux cadres cognitifs et institutionnels.

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L’Assurance de demain : reconnaîtrons-nous notre assureur en 2030 ?

31/07/2015

Après la disruption numérique, quelles stratégies de survie pour les assureurs ?
Les évolutions business qui débutent résulteront massivement des transformations techniques, économiques et sociétales liées au digital et modèleront profondément les business model des assureurs actuels. Elles restent encore très difficiles à appréhender, tant dans leurs potentialités que dans leurs conséquences, mais ont fait l’objet d’un travail de réflexion prospective mené dans le cadre d’un MBA/MPA à Mines ParisTech, encadré par PARI.

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Le couple risque/rendement : une chimère ?

Octobre 2015

Le couple risque rendement souffre d’un vice rédhibitoire pour un usage opérationnel : l’incohérence temporelle entre les deux indicateurs. L’espérance n’existe qu’en cas de mutualisation inter temporelle, lorsqu’elle s’incarne dans une moyenne d’où le risque disparaît ; le risque n’existe qu’en absence de mutualisation : lorsqu’il est subi, sa matérialisation rend l’espérance vide de sens ; les deux situations sont exclusives : un décideur est confronté soit à l’une soit à l’autre. En conséquence, les outils fondés sur une optimisation du couple risque/rendement ne sont pas des outils pertinents d’aide aux décisions d’investissement. Bien au contraire, nous montrons en quoi ils dégradent la qualité de la prise de décision. Une méthodologie alternative est proposée.

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Aléa et hétérogénéité : l’amalgame tyrannique

Octobre 2015

L’unicité du formalisme mathématique permettant de décrire l’aléa et l’hétérogénéité nous a conduits à transposer abusivement des intuitions d’un domaine à un autre, faussant nos intuitions et dégradant notre appréhension du risque. Nous formalisons ici le distinguo entre ces deux natures de phénomène pour en tirer des enseignements généraux. Puis nous présentons des exemples d’application : théorie de la décision, décision publique, tarification en assurance, régulation prudentielle ou encore allocation stratégique d’actifs. Enfin, nous proposons une méthodologie d’analyse et de prise de décision en incertain ne recourant pas à ces concepts, et discutons de ses avantages et inconvénients comparés.

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Application to regulatory issues (english)

Presse généraliste

Numéro spécial des Cahiers de l’Institut Louis Bachelier :
Comment évolue la gestion des risques en assurance ?
Cahiers de l’ILB, Octobre 2017.
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English version
Article de José Bardaji & Sylvestre Frezal :
Quel schéma contractuel optimal de retraite par capitalisation ?
Risques, Octobre 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Pour retrouver son efficacité prudentielle et sa place au sein des régulations économiques, Solvency II doit s’amender. Comment ? Une évolution aisée et cruciale…
Les Echos, Juin 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
La différence entre la physique et la finance ? Leur représentation de la marge d’erreur et ses conséquences
Risques, Juin 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal et Florence Picard :
La notion de « grave » n’est pas uniforme : les personnes pauvres, qui n’ont pas la capacité de lisser des frais médicaux dans le temps, sont davantage exposées. Quelles conséquences ?
Le Monde, février 2017.
Accéder à l’article sur le site du Monde Accéder au texte de l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Dans tous les champs économiques et sociaux, l’analyse prédictive refond subrepticement et exacerbe douloureusement, d’une part, les antagonismes entre individu et société, entre efficacité et justice, entre responsabilité et solidarité, et, d’autre part, les tensions entre arbitraire et objectivité, entre décision et neutralité.
Quels en sont les fondements, les enjeux sociétaux, la légitimité et les contresens, les opportunités et les dérives ?
Esprit, février 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Avec l’avènement du big data, les tarifs d’assurance sont de plus en plus personnalisés. L’enjeu ? (faire) payer le « juste prix ». Il s’agit d’une chimère aveugle, et délétère.
Le Monde, novembre 2016.
Accéder à l’article sur le site du Monde Accéder au texte de l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Le riz et les spaghettis, ou pourquoi forcer les grandes banques à s’assurer contre leur faillite est une fausse bonne idée.
Les Echos, novembre 2016. Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Les contrats en euros, cœur de l’assurance-vie, répondent de façon inégalée à un vrai besoin. Sous leurs caractéristiques actuelles, ils sont condamnés par le contexte économique et financier. Mais il est possible de les faire évoluer.
Les Echos, octobre 2016. Accéder à l’article
Article d’Hélène N’diaye & Sylvestre Frezal :
l’expression « modèle de risque » recouvre deux catégories d’outils fondamentalement différents : les uns prédictifs et les autres non. Une utilisation appropriée de ces outils nécessite de clarifier cette distinctinction et ses conséquences.
Risques, avril 2016. Accéder à l’article

Presse professionnelle

Article de Sylvestre Frezal :
Insurance Regulation: The 1-Year 99.5% VaR Fallacy
Risk Management Newsletter (joint section: Casualty Actuarial Society, Canadian Institute of Actuaries and Society of Actuaries), Août 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Re-think the Risk: Use and Misuse of Statistics
Risk and Rewards (Society of Actuaries), Février 2017.
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Article de Sylvestre Frezal :
Risk/Return, a Chimera?
Risk Management Newsletter (joint section: Casualty Actuarial Society, Canadian Institute of Actuaries and Society of Actuaries), décembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Quelques principes de base de la physique (comment mesurer une grandeur volatile, les dangers de la mise en résonnance) appliqués à la régulation de la retraite…
La Tribune de l’Assurance, décembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Virak Nou et Sylvestre Frezal :
L’après Solvabilité 2. Pistes pour un futur cadre…
L’argus de l’assurance, novembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Virak Nou et Sylvestre Frezal :
Solvabilité II est un moyen au service d’une double ambition : quantifier les risques pour, d’une part, améliorer le pilotage des entreprises et, d’autre part, optimiser l’allocation du capital au niveau macroéconomique. Ces ambitions sont-elles atteintes ? Non. Que faire ?
La Tribune de l’assurance, novembre 2016. Accéder à l’article
Interview de Sylvestre Frezal :
Les outils
de l’actuariat sont-ils pertinents pour gérer les risques
propres des entreprises d’assurance ?
La réponse
est non. Car contrairement à l’idée reçue, les assureurs
ne sont pas des professionnels de la gestion des risques,
mais de l’hétérogénéité…
L’actuariel, octobre 2016. Accéder à l’article
Article de Virak Nou & Sylvestre Frezal : Dans Macbeth, la vie est décrite comme « une fable, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien ». Les études de la chaire PARI montrent que cela s’applique mot pour mot aux calibrages de Solvabilité II: ils fluctuent trop au gré de l’air du temps, des modes, ou des rapports de force pour prétendre capter les risques et fonder une décision opérationnelle.
La Tribune de l’assurance, septembre 2016. Accéder à l’article
Tribune de Sylvestre Frezal :
Nos outils de gestion des risques négligent à tort l’importance de la position de l’observateur ; nous devons cesser d’utiliser les mêmes outils pour décrire indifféremment l’aléa et l’hétérogénéité.
L’Actuariel, octobre 2015. Accéder à l’article
Tribune de Virak Nou (Actuaris) et Sylvestre Frezal :
Analyse de la typologie des erreurs (scientifique, technique ou technologique), leurs caractéristiques et leurs impacts, et application à Solvabilité 2.
La Tribune de l’assurance, 28 juillet 2015. Accéder à l’article
Interview croisée de Virak Nou (Actuaris) et Sylvestre Frezal sur les mutations du métier de l’assurance.
La Jaune et la Rouge, mars 2015. Accéder à l’interview

Idée... Impact !

L’environnement de taux bas : la nécessité de rapprocher technicien et décideur

Apprendre à piloter en Univers de taux bas soulève des problématiques qui sont au cœur même de la pertinence des processus décisionnels dans l’industrie de l’assurance.

Au-delà, ce numéro de l’infotech d’Actuaris auquel PARI a contribué ouvre une réflexion sur le schéma de prise de décision en environnement complexe et incertain.

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La littérature est riche d’analyses utiles et méconnues. Aujourd’hui, en moins de deux pages, découvrons la synthèse d’un ouvrage d’Andreu Solé : « créateurs de mondes, nos possibles, nos impossibles » et notre interprétation opérationnelle de ses conséquences en matière de risk management et d’allocation d’actifs.

L’idée : Nous prenons nos décisions en fonction de notre représentation du monde et non en fonction des informations disponibles.

L’impact : Risk management et allocation d’actifs : imaginons des futurs, enrichissons les Possibles.

En savoir plus

Billets

N°10

18/01/2017

2017 !

D’ores et déjà, 2017 a permis à PARI, à deux reprises, de diffuser ses analyses et porter ses messages : en participant à une table ronde sur la régulation lors des Natixis Insurance day , et à l’occasion de son premier séminaire de l’année . Capitalisant sur ces bonnes bases, PARI entend poursuivre son rayonnement dans les mois à venir : des working papers sont dans les tuyaux, des revues françaises et étrangères mettent actuellement sous presse des numéros où vous pourrez retrouver nos articles, de nombreuses interventions sont programmées… PARI continue sur sa lancée, creusant ses sillons de recherche, intéressant les médias et, nous l’espérons, vous fournissant du food for thought.

Pour cela, nous allons également, lors de nos séminaires, inviter des chercheurs à nous présenter leurs travaux sur des thématiques connexes pour enrichir notre vision des risques (et de l’ignorance) et de la finance (normes comptables, faillites bancaires).

En cette période où Solvabilité 2 semble commencer d’être détricotée, où les évolutions macroéconomiques semblent plus que jamais contingentes et non modélisables, où l’assurance vie cherche les modalités de son avenir, nous espérons continuer à échanger largement pour faire émerger écueils et solutions.

 

N°9

18/11/2016

Un grip assuré et un nouvel élan

Voici comment caractériser les derniers développements de la chaire !

Un grip assuré, car sa reconnaissance semble désormais installée : nous sommes désormais sollicités pour présenter nos travaux, stimuler les réflexions, approfondir des thématiques, échanger sur les enjeux qui structurent l’assurance de demain. Au niveau institutionnel, par exemple pour accompagner une autorité de contrôle étrangère dans la refonte de sa régulation prudentielle. Avec les entreprises également, auprès de qui les interventions se multiplient, à destination de l’ensemble des collaborateurs, du top management, ou encore des spécialistes tels que les datascientists ou les CGPI.

Un nouvel élan, car nos premiers travaux ont permis de structurer une vision claire sur un éventail de sujet. Nous montons donc en puissance en termes de prise de position dans les médias : des propositions pour rendre techniquement viables les contrats en euros, une mise en garde sur les fausses bonnes idées de la régulation bancaire, l’ouverture de nouvelles perspectives pour que Solva 2 cède la place à Solva 3… à suivre !

 

N°8

18/09/2016

Les fondamentaux restent

A la rentrée, les agendas sont saturés…

Un édito bref, donc.

En deux mots, les fondamentaux restent :

• une production de fond, avec la publication d’un nouveau working paper explorant les raisons pour lesquelles nous utilisons des outils (de régulation, d’investissement, de gestion des risques…) bien qu’au fond de nous, nous sachions qu’ils ne sont pas pertinents et n’améliorent pas la qualité de la décision ;

• une diffusion écrite, permettant à chacun de retrouver, lorsqu’il a un peu de temps, une synthèse de nos travaux, avec la publication d’un article dans la Tribune de l’assurance et l’intégralité de nos recherches désormais mises au format Exec Sum ;

• des rencontres autour de nos travaux, avec le lancement d’un nouveau cycle de petits déjeuners à partir d’octobre, de nouvelles interventions programmées dès septembre et, pour ceux qui souhaitent retrouver les débats de notre colloque de juin à Bercy, des vidéos chapitrées et enrichies permettant une navigation optimale.

Bel automne, et à très vite !

 

N°7

19/05/2016

Clairs, précis, concis : les Exec Sums PARI !

Un nouveau format pour partager nos recherches : les Exec Sum de PARI. En quelques pages, vous y trouverez :

• quelques lignes de synthèse de la question et des résultats,
les trois ou quatre impacts clé pour éclairer la décision,
• deux pages denses et concises pour s’approprier l’essentiel de l’analyse.

Dans les prochaines semaines, tous les working papers que nous avons publiés seront ainsi synthétisés pour devenir accessibles à ceux qui n’ont qu’un quart d’heure à leur consacrer. D’ores et déjà, vous pouvez retrouver la substantifique moelle de L’Assurance de demain, Re-penser le risque, et Solvabilité 2 est-il risk based ?

 

Vous n’aimez pas la carte et préférez le menu ? Pour vous laisser guider, rejoignez-nous le mercredi 15 juin à Bercy pour une après-midi de restitution de certains de nos travaux : analyses sociologiques, chiffres lourds d’impact, prise de recul… tous les ingrédients seront réunis !

Surtout, à partir de 18h, rejoignez-nous pour une table-ronde exceptionnelle, avec notamment Eric Lombard, DG Generali France et André-Claude Lacoste, ancien Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, autour du thème Risque, responsabilité et décision. La responsabilité peut-elle s’articuler avec les probabilités ? Peut-il exister une « bonne gouvernance » universelle et quid de la culture d’entreprise ? Face au risque, faut-il promouvoir une exigence de moyen ou de résultat ? Autant de questions à débattre, avec les grands intervenants puis au cocktail.

Pour toute précision et pour vous inscrire,  c’est ici !

 

Enfin, dans une période où les taux n’ont jamais été aussi bas et où les rendements des portefeuilles d’actifs devraient continuer de chuter, il est intéressant d’approfondir la question de la procyclicité. Si Solva 2 est décriée à ce titre, ce n’est pas sans raisons, très loin s’en faut. Mais les critiques doivent être nuancées : Solva 1, en dépit des apparences l’aurait été également et Solva 2 nous a offert une forme d’early warning. Vous retrouverez ainsi un bilan avantage/inconvénient (qui montre au passage l’inéluctabilité de la procyclicité des contrats en euros) dans notre dernier working paper. Creuser ce sujet, c’est se mettre en capacité de bâtir les fondations d’un Solva 3 dont l’activité retraite, notamment, aurait grand besoin !

 

N°6

17/03/2016

A vos agendas !

Vous étiez, aux aurores, plus de 50, lors de notre dernier séminaire pour disséquer et interpréter ensemble les choix techniques de Solvabilité 2. En avril et mai, nous quitterons les sujets réglementaires pour avancer vers les pratiques et concepts qui relèvent déjà du présent et encore du futur, avec une démystification des outils du big data (par Amine Benhenni), puis une réflexion de François Ewald intitulée « After risk ».

En juin, ne manquez pas notre colloque à Bercy le 15 : l’après-midi, quatre présentations suivies d’échanges pour vous présenter un best of de nos travaux de l’année écoulée sur la gestion et la régulation des risques en croisant les regards, des perspectives historiques aux apports quantitatifs, des sous-jacents cognitifs aux enjeux pratiques. En fin de journée, une table ronde permettra de confronter expériences et réflexions venues de l’entreprise, du régulateur ou de la recherche, issues de l’énergie nucléaire, du secteur financier ou des sciences sociales. En un mot – ou plutôt en trois : « Risque, responsabilité et décision » -, c’est plus qu’il n’en faudra pour alimenter vos discussions lors du cocktail de clôture !

Et si, dans l’intervalle, vous ne pouvez résister à l’attrait de nos working papers ou de nos interventions, vous savez où les trouver, où nous retrouver !

N°5

15/01/2016

Bilan et perspectives

L’heure est au bilan 2015, et à la programmation 2016.

Si 2015 a été l’année de lancement de la chaire, elle a d’ores et déjà permis de défricher un certain nombre de sujets :

  • historiques et comptables tout d’abord, avec la publication de deux working papers : l’un portant sur les raisons qui, dans le temps long, ont progressivement fait émerger le besoin (plus intellectuel qu’opérationnel) de changer de cadre prudentiel et de lancer, à la fin des années 90, le chantier Solvabilité 2 ;
  • l’autre expliquant en quoi l’architecture de Solvabilité 2 et l’ensemble des choix techniques associés s’inscrivent dans une logique de création d’un marché des passifs d’assurance et d’amélioration de la communication aux investisseurs plutôt que (et au détriment de) la protection des assurés.
  • Prospectifs et conceptuels ensuite, avec la publication de trois autres papiers : L’un portant sur l’assurance de demain et les stratégies envisageables pour les assureurs face à la transformation des marchés et des business models induite par le numérique ;
  • un working paper sur nos outils d’ appréhension des risques , la façon dont l’utilisation de grandeurs statistiques, fondée sur un contresens, dégrade la qualité de nos prises de décision dans l’incertain, et les solutions alternatives pour y remédier ;
  • un dernier, enfin, expliquant comment ce contresens est à l’œuvre dans la plupart de nos technologies d’allocation stratégique d’actifs, fondées sur une optimisation de couple risque/rendement vide de sens opérationnel .

2015 fut également marquée par une activité de diffusion : une conférence inaugurale à Bercy , quatre interventions lors d’événements de place, autant de newsletters , quelques papiers dans la presse spécialisée et le lancement de nos séminaires.

Cette activité, bien évidemment, se poursuivra. Sur le plan de la recherche, avec de prochains papiers déjà dans les tuyaux (Solvabilité 2 est-il risk based ? Pourquoi utilisons-nous des modèles faux ? Qu’est-ce qu’un actuaire ? etc. ). Et nous continuerons à partager avec vous autant que possible, avec de nouvelles interventions et notamment ces occasions privilégiées que sont nos séminaires , le premier mercredi de chaque mois, autour d’un petit-déjeuner de 8h à 10h. Surtout, nous organiserons également une restitution de nos travaux, sur une demi-journée, en juin, à Bercy de nouveau, avec des grands témoins. Restez à l’affût !

 

N°4

17/11/2015

Les saisons de PARI

Après un long printemps (d’une vingtaine d’années !) qui a conduit à l’éclosion de Solvabilité 2, des négociations brûlantes comme un été, et juste avant l’hiver de l’entrée en vigueur de cette directive, l’automne. L’automne où le calme serein des feuilles s’apprêtant à sédimenter en strates successives est comme une invitation à défricher le passé, à retourner ce manteau qui bruisse encore de souvenirs tant qu’il en est encore temps. Nous vous proposons donc, aujourd’hui, un nouveau working paper, « Solvency II, la fabrique d’une tabula rasa ». Fruit d’une série d’entretiens avec des acteurs clés de cette réforme et d’une mise en perspective, il éclaire avec un axe sociologique et historique l’émergence de Solvabilité 2, à la fin des années 90 et au début des années 2000. Au-delà des dichotomies parfois hâtives (anglo-saxons vs. Europe continentale, grands groupes capitalistes vs. autres structures, etc.), il permet de mieux comprendre les dynamiques, tendances et concours de circonstances qui ont progressivement conduit les protagonistes de l’assurance européenne à cristalliser les principales orientations de la future réglementation.

L’automne étant également une période de semailles, nous ouvrons deux nouveaux axes de recherche . L’un porte sur les actuaires, les évolutions de leurs fonctions, la dynamique de leur groupe professionnel et ses interactions avec son environnement. L’autre, placé dans la continuité des travaux antérieurs, a pour objectif de comprendre pourquoi l’industrie financière utilise des outils de gestion des risques en dehors de leur champ de pertinence.

Oui, l’automne est bien une période où l’on s’active pour préparer l’avenir : vous avez été une quarantaine à nous rejoindre pour notre premier séminaire. Ils se poursuivront tous les premiers mercredis de chaque mois de 8h à 10h. L’entrée est libre : n’hésitez pas à vous joindre à nous. La prochaine séance, le 2 décembre, portera justement sur l’émergence de Solvabilité 2. Sans oublier nos autres interventions !

 

N°3

16/09/2015

C’est la rentrée !

Le mois de septembre est là, et avec lui son cortège de rentrées. Une nouvelle programmation donc, avec le lancement de nos séminaires. Ouverts à tous, ils seront l’occasion de partager les premiers travaux de la chaire avec une double ambition : exposer les éclairages qu’ils apportent, et améliorer leur contenu en les confrontant aux critiques. Ouverts à tous et d’accès libres, nous espérons qu’ils vous attireront. Bloquez d’ores-et-déjà le premier mercredi de chaque mois, de 8h à 10h, et rejoignez-nous pour échanger.

Sans attendre, retrouvez également nos deux dernières publications :
• Une étude prospective : le mémoire de MBA/MPA de Côme Berbain et Elisa Salamanca (Mines ParisTech) sur l’assurance de demain. Face aux ruptures technologiques en cours, les assureurs ne sont pas tant confrontés à de nouveaux rivaux qu’à un risque de disparition du marché traditionnel. Quatre virages stratégiques possibles pour les assureurs sont identifiés.
• Une analyse de la façon dont nous devons faire évoluer nos outils d’appréhension des risques : après le dernier épisode qui mettait en lumière la confusion entre aléa et hétérogénéité, nous explorons ici les impacts concrets de cette confusion dans plusieurs domaines (investissements, gestion des risques, etc.), nous identifions les causes de cette confusion, et proposons une méthodologie d’analyse et de décision alternative.

Par ailleurs, l’équipe de la chaire s’enrichit avec les arrivées de Cornelia Woll, qui a notamment travaillé sur les faillites bancaires, et d’Olivier Borraz, spécialiste de la gestion des risques sanitaires et environnementaux. Ceci accroitra la transversalité des échanges en permettant de construire des ponts avec des domaines connexes.

Enfin, pour ceux d’entre vous qui n’ont pu nous rejoindre pour la conférence/débat avec Nassim Nicholas Taleb et Jean-Philippe Bouchaud, vous pouvez en trouver une synthèse des échanges ou la vidéo intégrale de l’événement.

Et si les réflexions de PARI commencent à irriguer les médias, ce n’est encore qu’un début…

Très bonne lecture !

 

N°2

16/06/2015

Premiers résultats, premiers événements…

Pour vous, nous avions sélectionné et synthétisé un ouvrage extérieur qui nous semblait particulièrement intéressant, et explicité ses impacts pour éclairer la prise de décision. C’était à nos yeux ce qu’il y avait de plus fécond dans notre première lettre… et c’est ce que vous avez le moins regardé. La faute nous en incombe certainement puisque nous l’avions relégué en fin de newsletter. Mais corrigeons cela : si la recherche, c’est bien, la recherche utile, c’est mieux ! N’hésitez-donc pas à le consulter hic et nunc, ou bien ne l’oubliez pas à la fin de cette lettre.

Pour accompagner cette activité de diffusion, nous allons prochainement mettre en ligne la vidéo du débat entre Nassim Nicholas Taleb et Jean-Philippe Bouchaud sur les risques financiers. Une vidéo enrichie et chapitrée afin de faciliter la navigation et de permettre à chacun de choisir les thèmes qui l’intéressent particulièrement.

Surtout, nous publions notre premier working paper, portant sur la confusion généralement faite entre l’aléa et l’hétérogénéité. Cette dichotomie est un concept simple aux champs d’impact variés : théorie de la décision, tarification de l’assurance, allocation d’actifs ou encore mesures de risque et régulation associée, tous ces champs gagneraient à clarifier le distinguo entre les deux types de phénomènes. Comme le disait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », et clarifier ainsi les notions de risque, d’erreur et de prévision nous évitera bien des désillusions. N’hésitez pas à nous faire pas de vos retours, ceci nous sera précieux pour l’améliorer.

Enfin, au-delà de ces premiers pas, nous construisons nos progrès de demain : notre équipe de recherche s’enrichit de deux arrivées qui vont démultiplier nos capacités de recherche. De nouveaux axes vont s’ouvrir…

 

N°1

14/04/2015
Pour accompagner le lancement de notre site et les débuts de notre newsletter, un premier billet en forme d’édito…

PARI est lancé !

Après s’être imposés en finance de marché, les outils mathématiques conquièrent le secteur de l’assurance. Pour la communication financière initialement ; pour l’allocation d’actif, la réglementation et la gestion des risques désormais.

Au-delà d’être vecteurs d’information, ils sont leviers d’action.

Le caractère bénéfique de leur apport nécessite donc le cumul de deux conditions : une pertinence intrinsèque et une pertinence d’utilisation. Leur diffusion appelle ainsi deux questionnements :
• Quelles sont les limites de nos modèles, tant d’un point de vue conceptuel (véhiculent-il une vision du monde pertinente ?) qu’opérationnel (quelle marge d’erreur ?). C’est l’axe de recherche épistémologique de notre PARI.
• Comment ces outils ont-ils émergé, comment leurs résultats sont-ils appréhendés, interprétés, utilisés ? C’est l’axe de recherche sociologique.

La conjugaison de ces deux axes doit permettre d’identifier les écarts entre les concepts et l’exploitation qui en est faite, entre le champ de pertinence des outils et leur champ d’utilisation.
Car à nos yeux, c’est ici plus que dans leur raffinement que résident les gisements de progrès.

Notre recherche ne se veut pas seulement pertinente d’un point de vue fondamental, mais aussi utile, utilisable, utilisée : notre objectif est de mener une réflexion opérationnelle, à l’articulation entre la pensée et l’action.
Et nous avons également un objectif de diffusion des connaissances, d’où quelle viennent.
Notre première lettre vous présente donc nos projets de recherche récemment débutés et, en outre, inaugure un rendez-vous destiné à être régulier : une synthèse « Idées et impacts » d’un ouvrage extérieur qui nous semble intéressant et utile.

Bonne lecture !