Ouvrages et articles

Quand les statistiques minent la finance et la société.
Risque, responsabilité et décision

L’Harmattan, 2018
(Sylvestre Frezal)

Face à l’incertitude, les outils statistiques sont comme l’alcool : ils donnent du cœur au ventre, aident à prendre une décision, et permettent ensuite de se justifier si la situation tourne mal. Mais, comme l’alcool, ils biaisent notre perception de l’environnement, dégradent la qualité de la prise de décision et déresponsabilisent.
Cet ouvrage montre que les outils de quantification des risques sont issus de la transposition illégitime et mal maîtrisée des concepts statistiques depuis un champ où ils avaient du sens vers un domaine où ils n’en ont pas. Il détaille plusieurs cas d’école, montrant comment l’économie et la finance se fourvoient et expliquant pourquoi la société est incapable d’appréhender le risque.
Surtout, il présente une grille de lecture permettant d’identifier les limites de ces outils et propose, lorsqu’ils ne sont plus efficaces, une attitude et une méthode alternative pour la gestion des risques et la prise de décision en incertain.

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Sylvestre Frézal
Solvency II is Not Risk Based. Could it be?
Evidence from Non Life Calibrations
North American Actuarial Journal, 2018.
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Pierre François & Sylvestre Frézal
Instituer l’incohérence. Aléa et hétérogénéité au sein du secteur assuranciel
Sociologie du Travail, 2018.
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Exec Sums

Solvabilité 2 : bilan et propositions d’évolution (Sylvestre Frezal)

Solvabilité 2, malgré une gestation difficile, a incarné l’état de l’art en matière de régulation prudentielle des assurances.
Début 2016, elle est entrée en vigueur. Déjà, en Europe, elle entre dans une phase de révision. Hors d’Europe, les pays la copient, s’en inspirent ou la rejettent.
Dans ce cadre, nous présentons un retour d’expérience qui identifie les améliorations apportées par Solvabilité 2 et ses échecs, et permet de dégager des pistes d’amélioration ainsi que des do/don’t pour les autres refontes de régulation prudentielle à venir.

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Contrats avec PB et regulation procyclicique : inéluctabilité, avantage, inconvénient (Sylvestre Frezal, Eléonore Haguet et Virak Nou)

Les exigences de capital générées par une réglementation risk based, en vision économique, sont structurellement procycliques lorsqu’elles sont appliquées à des contrats avec participation aux bénéfices. Tout palliatif ne pourra donc être qu’une rustine.

Toutefois, cette grandeur largement formelle présente peu d’intérêt. Le capital à immobiliser, qui prend en compte à la fois les exigences de capital générées et les fonds propres créés ou détruits par les contrats, correspond davantage aux préoccupations des dirigeants. La sensibilité aux pertes du capital à immobiliser est également un outil de régulation précieux, source d’incitation à piloter les risques.

Nous discutons des avantages et inconvénients comparés de Solvabilité 1 et Solvabilité 2 à la lumière de ces deux indicateurs.

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Solvabilité 2 est-il risk based ? (Sylvestre Frezal)

L’exigence de capital sous Solvabilité 2 est réputée être fondée sur une mesure de risque. A l’aide de tests de robustesse interne, nous montrons que cette mesure n’est pas fiable, le bruit la parasitant étant d’une amplitude comparable à celle du signal qu’on cherche à capter. Nous montrons également que, au fil des calibrages de Solvabilité 2, les mesures censées nous éclairer sur le fait que telle branche serait plus risquée que telle autre sont, dans 80% des cas, démenties par une étude ultérieure, avant le cas échéant de se retourner de nouveau.

Ceci remet en cause la pertinence de ce système pour fonder des décisions de régulation prudentielle ou éclairer les choix d’orientation stratégique ou de gestion des risques des organismes d’assurance.

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Managing risks with the fairest values (AEA van der Graaf)

Theoretically, one could think of fair values as representing the (unique) right market values. However, a given asset, at a given moment, has numerous market values. How is such a value chosen?

The fairest value is the one that brings the least problems along with it: the one that keeps insiders out of trouble. For example, if it is likely that a problem with the regulator, counterparty or liquidity would happen, a different market type can be chosen in order to get a different market value.

The fair value is the right value under the right circumstances. It is used to make sure the organisation’s health is guaranteed, not necessarily through the organisation’s actions but through its representation.

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De quoi Solvabilité 2 est-il le nom ? (Sylvestre Frezal)

Solvabilité 2 est réputée être une régulation prudentielle, ayant pour objectif de veiller aux intérêts des bénéficiaires de contrat d’assurance.

En décortiquant chacune de ses composantes quantitatives, nous montrons que, dans ses principes sous-jacents comme dans ses conséquences, Solvabilité 2 est davantage une réforme de communication financière visant à offrir aux analystes financiers et aux équipes de direction une grille d’analyse partagée, centrée sur le pilotage de la valeur pour l’investisseur, qu’une réforme prudentielle. Dans les choix techniques de Solvabilité 2, la création d’un marché européen des portefeuilles d’assurance apparaît ainsi comme le critère de décision prioritaire auquel la protection des assurés devient un objectif subordonné.

Nous présentons également les conséquences logiques qui pourraient en résulter et soulevons des pistes susceptibles d’expliquer cette situation.

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L’assurance de demain (Côme Berbain et Elisa Salamanca)

La révolution du « Big Data » atteint l’ensemble des secteurs et génère de nombreux fantasmes et peurs dans le domaine de l’assurance. Néanmoins de nombreuses limites structurelles et techniques doivent nous inciter à considérer les impacts de cette révolution avec réserve.

En revanche, elle occulte un mouvement de fond : la modification des marchés de l’assurance non vie liée à l’apparition de nouveautés technologiques, au déplacement des usages de la propriété au service, et au développement de l’économie du partage. Le risque majeur pour les assureurs n’est ici pas tant de voir un Google s’attaquer à l’assurance comme un compétiteur qu’une dilution de l’assurance au sein d’autres services.

Reconnaitrons-nous encore notre assureur en 2030 ?

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Solvabilité 2, la fabrique d’une tabula rasa (Pierre François)

La régulation prudentielle à l’œuvre dans le secteur des assurances à la fin des années 1990 est marquée par une volte-face de la Commission européenne entre 1997, où elle prône le statu quo, et 1999, où elle décide de procéder à une tabula rasa.

Cette volte-face constitue une étape, subite et spectaculaire, dans un processus (très progressif) de mise au point et d’imposition de nouveaux cadres cognitifs et institutionnels au monde de l’assurance : au cours des années 1990, quelques entreprises et des régulateurs, de plus en plus nombreux, les endossent au moins pour partie.

Le revirement de la Commission, à la fin des années 1990, se comprend dès lors comme le moment où la pénétration de ces nouveaux cadres chez les acteurs du monde assuranciel est telle que la Commission ne peut plus les tenir à distance mais doit les mettre au centre du jeu.

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Le couple risque/rendement : une chimère ? (Sylvestre Frezal)

Le couple risque rendement souffre d’un vice conceptuel, rédhibitoire pour un usage opérationnel : l’incohérence temporelle entre les deux indicateurs. L’espérance n’existe que sur le long terme, lorsqu’elle s’incarne dans une moyenne d’où le risque disparaît ; le risque est présent à plus court terme et lorsqu’on y est exposé, sa matérialisation rend l’espérance vide de sens.

Les outils fondés sur l’optimisation d’un couple risque/rendement quantifié ne sont pas des outils pertinents d’aide aux décisions d’investissement. Bien au contraire, ils dégradent la qualité de la prise de décision, de plusieurs façons.

Une méthodologie alternative est proposée.

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Re-penser le risque (Sylvestre Frezal)

Les statistiques ont été conçues pour décrire l’hétérogénéité. Les assureurs se les sont appropriées dans ce cadre avec efficacité pour leur activité métier.

Mais, depuis quelques décennies, les financiers et les assureurs tentent d’utiliser ces outils pour gérer leur propre aléa, par exemple au sein de leur direction des risques.

Nous mettons en évidence le contresens associé, explorons ses conséquences en termes de pilotage, et proposons une méthodologie alternative de gestion des risques.

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Working papers

La révolution du Big Data et ses implications pour l’assurance

15/11/2018

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L’actuaire à la croisée des chemins

24/03/2017

Dans un premier temps, nous étudierons les fonctions exercées par les actuaires dans les sociétés d’assurance afin d’interroger la reconnaissance dont fait l’objet la profession actuarielle. La mise en évidence de ces fonctions sera également l’occasion d’esquisser des trajectoires professionnelles typiques d’actuaires qui seront saisies ici comme des révélateurs de la structuration du groupe. Nous reviendrons ensuite sur la manière dont, en tant que collectif, les actuaires se trouvent aujourd’hui en concurrence avec d’autres groupes professionnels plus ou moins identifiés autour de l’accomplissement de fonctions relativement récentes, comme le Risk Management, et parfois floues, comme les Big Data. Cela nous conduira dans un dernier temps à analyser les modalités de définition des frontières du groupe et sa stratégie de représentation.

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Solvabilité 2 n’est pas risk based. Peut-elle le devenir ? (version enrichie)

14/03/2016 (version initiale)
24/03/2017 (version enrichie)

L’ambition de Solvabilité 2 est d’être risk based : l’exigence de capital est réputée être fondée sur une mesure de risque. En nous concentrant sur les risques de prime et de provision, qui représentent 40% des exigences de capital des entreprises d’assurance non-vie en Europe, nous montrons à l’aide de tests de robustesse interne que cette mesure n’est pas fiable.
Trois explications sont susceptibles de causer cette absence de fiabilité : un facteur d’économie politique, une dimension idiosyncratique, et une barrière épistémologique. Nous les mettons en évidence, évaluons leur caractère significatif, et proposons des pistes pour adapter le design de la régulation prudentielle à ces écueils.

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L’invention de la fonction risque : pouvoir, contre-pouvoir ?

17/01/2017

Le développement de la fonction risque au sein des entreprises françaises d’assurance depuis la fin des années 1990 s’est déroulé en deux temps. A la fin des années 1990, les principaux groupes d’assurance – comme leurs homologues énergéticiens, bancaires ou industriels, commencent de se doter de direction des risques. Dix ans plus tard, ce mouvement, sous l’impulsion de nouvelles logiques prudentielles qu’il contribue par ailleurs à définir, se généralise à des entreprises de taille beaucoup plus modestes, et jusque-là fort éloignées des formes les plus contemporaines d’appréhension des risques.
A la différence de ce que l’on rencontre dans la plupart des secteurs où les fonctions risques sont occupées par des individus relevant de profils très différents, c’est un profil avant tout technique qui s’impose très rapidement comme la figure majeure des directions des risques des entreprises d’assurance. L’emprise de ces nouvelles fonctions sur la marche des entreprises ne se fait jour que progressivement.

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Les formations d’actuaire : une analyse sociologique

17/11/2016

Ce texte expose quelques hypothèses et premiers résultats d’une enquête en cours sur le métier et la profession d’actuaire, qui se concentre sur les formations à l’actuariat.
Il ne s’agit pas, dans le cadre de ces pages, de proposer une vision exhaustive de l’ensemble du monde de l’actuariat, ni même de celui des formations à l’actuariat, mais plus modestement, au terme de la phase exploratoire de l’enquête, d’exposer pour discussion certaines des pistes qui se dessinent et d’esquisser quelques hypothèses, notamment sur les déterminants de leur homogénéité et de leurs hétérogénéités, ou encore sur l’articulation de leurs évolutions aux transformations du secteur.

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Pourquoi utilisons-nous des modèles « faux » ?

12/09/2016

Comment comprendre qu’au cœur des outils mathématiques utilisés quotidiennement par des acteurs financiers pour guider leurs décisions se trouve l’assimilation de deux situations – les situations d’aléa et d’hétérogénéité – que les outils statistiques permettent très inégalement de saisir ?
Pour rendre compte de la présence de cet amalgame, nous retraçons sa discussion et sa disqualification lors de l’émergence du concept de probabilité aux XVIIème et XVIIIème, sa réapparition via le rapprochement effectué par Quételet entre la mesure des erreurs et celle de la dispersion d’une variable, puis sa congélation à l’occasion de l’axiomatisation des propositions probabilistes durant les premières décennies du XXème. Dans un second temps, nous expliquons comment, à partir de la seconde moitié du XXème, il percole dans les pratiques et colonise le secteur de l’assurance au début du XXIème.

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Procyclicité et contrats avec PB : inéluctabilité, avantage et inconvénient

20/05/2016

les principes de Solvabilité 2 (valorisation « économique », exigences risk based), plaqués sur des contrats with profit, conduisent inéluctablement à des exigences de capital procycliques. Le fait que ce mécanisme semble n’avoir pas été identifié lors de la conception de Solvabilité 2 met en évidence la myopie associée au pilotage dans cet environnement. Toutefois, le paramètre essentiel pour le pilotage n’est pas tant l’exigence de capital que le capital à immobiliser et sa sensibilité. De ce point de vue, l’évolution apportée par Solvabilité 2 est plus nuancée. Nous montrons ainsi que, par rapport à Solvabilité 1, Solvabilité 2 :

  • dégrade la capacité de préparation et de résistance à un affaissement progressif de la situation économique sur le long terme. Des simulations illustrent ce phénomène.
  • Mais fournit un early warning améliorant les capacités d’anticipation des risques de court-terme.

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Managing risks with the fairest values

14/03/2016

This paper shows how risk management avoids problems within the legitimate framework of fair value measurements. By using different « markets » as basis for the calculations, risk managers are able to keep the organisation out of trouble. Actors that can bring conflicts with them, like regulators, owners, external accountants and counterparties are continuously appeased in the search for the right value. So when the concept of fair value is seen in the practices of risk management, it is not necessarily a question of the right value. It is a question of making sure a problem is avoided. The representation of the risks (numbers and calculations) and values needs to be right such that the people seeing them, shareholders, regulators and counterparties, accept them as right. Fair value is not the right value but it is the right value under the right circumstances. It is used to make sure the organisation’s health is guaranteed, not necessarily through the organisation’s actions but through its representation.

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De quoi Solvabilité 2 est-il le nom ?

16/12/2015

Solvabilité 2 est réputée être une régulation prudentielle, ayant pour objectif de veiller aux intérêts des bénéficiaires de contrat d’assurance. Par l’analyse des différents postes bilanciels et la mise en perspective des choix techniques sous-jacents, nous montrons qu’il s’agit plutôt d’une réforme de communication financière visant à offrir aux analystes financiers et aux équipes de direction une grille d’analyse partagée. Dans les choix conceptuels de Solvabilité 2, la création d’un marché européen des portefeuilles d’assurance apparaît ainsi comme le critère de décision prioritaire auquel la protection des assurés devient un objectif subordonné.

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La fabrique sociale d’une tabula rasa : le lancement de Solvency II

16/11/2015

En 1997, la Commission européenne explique que la refonte des règles prudentielles se contentera de consolider les directives existantes ; en 1999, elle annonce au contraire qu’il faut repartir de zéro. D’où vient cette stratégie de tabula rasa, comment comprendre ce revirement subit ? La volte face de la Commission n’est qu’une étape dans un lent processus qui voit le monde des assurances progressivement converti à de nouveaux cadres cognitifs et institutionnels.

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L’Assurance de demain : reconnaîtrons-nous notre assureur en 2030 ?

31/07/2015

Après la disruption numérique, quelles stratégies de survie pour les assureurs ?
Les évolutions business qui débutent résulteront massivement des transformations techniques, économiques et sociétales liées au digital et modèleront profondément les business model des assureurs actuels. Elles restent encore très difficiles à appréhender, tant dans leurs potentialités que dans leurs conséquences, mais ont fait l’objet d’un travail de réflexion prospective mené dans le cadre d’un MBA/MPA à Mines ParisTech, encadré par PARI.

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Le couple risque/rendement : une chimère ?

Octobre 2015

Le couple risque rendement souffre d’un vice rédhibitoire pour un usage opérationnel : l’incohérence temporelle entre les deux indicateurs. L’espérance n’existe qu’en cas de mutualisation inter temporelle, lorsqu’elle s’incarne dans une moyenne d’où le risque disparaît ; le risque n’existe qu’en absence de mutualisation : lorsqu’il est subi, sa matérialisation rend l’espérance vide de sens ; les deux situations sont exclusives : un décideur est confronté soit à l’une soit à l’autre. En conséquence, les outils fondés sur une optimisation du couple risque/rendement ne sont pas des outils pertinents d’aide aux décisions d’investissement. Bien au contraire, nous montrons en quoi ils dégradent la qualité de la prise de décision. Une méthodologie alternative est proposée.

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Aléa et hétérogénéité : l’amalgame tyrannique

Octobre 2015

L’unicité du formalisme mathématique permettant de décrire l’aléa et l’hétérogénéité nous a conduits à transposer abusivement des intuitions d’un domaine à un autre, faussant nos intuitions et dégradant notre appréhension du risque. Nous formalisons ici le distinguo entre ces deux natures de phénomène pour en tirer des enseignements généraux. Puis nous présentons des exemples d’application : théorie de la décision, décision publique, tarification en assurance, régulation prudentielle ou encore allocation stratégique d’actifs. Enfin, nous proposons une méthodologie d’analyse et de prise de décision en incertain ne recourant pas à ces concepts, et discutons de ses avantages et inconvénients comparés.

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Application to regulatory issues (english)

Presse généraliste

Numéro spécial des Cahiers de l’Institut Louis Bachelier :
Comment évolue la gestion des risques en assurance ?
Cahiers de l’ILB, Octobre 2017.
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English version
Article de José Bardaji & Sylvestre Frezal :
Quel schéma contractuel optimal de retraite par capitalisation ?
Risques, Octobre 2017.
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Article de Sylvestre Frezal :
Pour retrouver son efficacité prudentielle et sa place au sein des régulations économiques, Solvency II doit s’amender. Comment ? Une évolution aisée et cruciale…
Les Echos, Juin 2017.
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Article de Sylvestre Frezal :
La différence entre la physique et la finance ? Leur représentation de la marge d’erreur et ses conséquences
Risques, Juin 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal et Florence Picard :
La notion de « grave » n’est pas uniforme : les personnes pauvres, qui n’ont pas la capacité de lisser des frais médicaux dans le temps, sont davantage exposées. Quelles conséquences ?
Le Monde, février 2017.
Accéder à l’article sur le site du Monde Accéder au texte de l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Dans tous les champs économiques et sociaux, l’analyse prédictive refond subrepticement et exacerbe douloureusement, d’une part, les antagonismes entre individu et société, entre efficacité et justice, entre responsabilité et solidarité, et, d’autre part, les tensions entre arbitraire et objectivité, entre décision et neutralité.
Quels en sont les fondements, les enjeux sociétaux, la légitimité et les contresens, les opportunités et les dérives ?
Esprit, février 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Avec l’avènement du big data, les tarifs d’assurance sont de plus en plus personnalisés. L’enjeu ? (faire) payer le « juste prix ». Il s’agit d’une chimère aveugle, et délétère.
Le Monde, novembre 2016.
Accéder à l’article sur le site du Monde Accéder au texte de l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Le riz et les spaghettis, ou pourquoi forcer les grandes banques à s’assurer contre leur faillite est une fausse bonne idée.
Les Echos, novembre 2016. Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Les contrats en euros, cœur de l’assurance-vie, répondent de façon inégalée à un vrai besoin. Sous leurs caractéristiques actuelles, ils sont condamnés par le contexte économique et financier. Mais il est possible de les faire évoluer.
Les Echos, octobre 2016. Accéder à l’article
Article d’Hélène N’diaye & Sylvestre Frezal :
l’expression « modèle de risque » recouvre deux catégories d’outils fondamentalement différents : les uns prédictifs et les autres non. Une utilisation appropriée de ces outils nécessite de clarifier cette distinctinction et ses conséquences.
Risques, avril 2016. Accéder à l’article

Presse professionnelle

Article de Sylvestre Frezal :
Insurance Regulation: The 1-Year 99.5% VaR Fallacy
Risk Management Newsletter (joint section: Casualty Actuarial Society, Canadian Institute of Actuaries and Society of Actuaries), Août 2017.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Re-think the Risk: Use and Misuse of Statistics
Risk and Rewards (Society of Actuaries), Février 2017.
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Article de Sylvestre Frezal :
Risk/Return, a Chimera?
Risk Management Newsletter (joint section: Casualty Actuarial Society, Canadian Institute of Actuaries and Society of Actuaries), décembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Sylvestre Frezal :
Quelques principes de base de la physique (comment mesurer une grandeur volatile, les dangers de la mise en résonnance) appliqués à la régulation de la retraite…
La Tribune de l’Assurance, décembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Virak Nou et Sylvestre Frezal :
L’après Solvabilité 2. Pistes pour un futur cadre…
L’argus de l’assurance, novembre 2016.
Accéder à l’article
Article de Virak Nou et Sylvestre Frezal :
Solvabilité II est un moyen au service d’une double ambition : quantifier les risques pour, d’une part, améliorer le pilotage des entreprises et, d’autre part, optimiser l’allocation du capital au niveau macroéconomique. Ces ambitions sont-elles atteintes ? Non. Que faire ?
La Tribune de l’assurance, novembre 2016. Accéder à l’article
Interview de Sylvestre Frezal :
Les outils
de l’actuariat sont-ils pertinents pour gérer les risques
propres des entreprises d’assurance ?
La réponse
est non. Car contrairement à l’idée reçue, les assureurs
ne sont pas des professionnels de la gestion des risques,
mais de l’hétérogénéité…
L’actuariel, octobre 2016. Accéder à l’article
Article de Virak Nou & Sylvestre Frezal : Dans Macbeth, la vie est décrite comme « une fable, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien ». Les études de la chaire PARI montrent que cela s’applique mot pour mot aux calibrages de Solvabilité II: ils fluctuent trop au gré de l’air du temps, des modes, ou des rapports de force pour prétendre capter les risques et fonder une décision opérationnelle.
La Tribune de l’assurance, septembre 2016. Accéder à l’article
Tribune de Sylvestre Frezal :
Nos outils de gestion des risques négligent à tort l’importance de la position de l’observateur ; nous devons cesser d’utiliser les mêmes outils pour décrire indifféremment l’aléa et l’hétérogénéité.
L’Actuariel, octobre 2015. Accéder à l’article
Tribune de Virak Nou (Actuaris) et Sylvestre Frezal :
Analyse de la typologie des erreurs (scientifique, technique ou technologique), leurs caractéristiques et leurs impacts, et application à Solvabilité 2.
La Tribune de l’assurance, 28 juillet 2015. Accéder à l’article
Interview croisée de Virak Nou (Actuaris) et Sylvestre Frezal sur les mutations du métier de l’assurance.
La Jaune et la Rouge, mars 2015. Accéder à l’interview

Idée... Impact !

L’environnement de taux bas : la nécessité de rapprocher technicien et décideur

Apprendre à piloter en Univers de taux bas soulève des problématiques qui sont au cœur même de la pertinence des processus décisionnels dans l’industrie de l’assurance.

Au-delà, ce numéro de l’infotech d’Actuaris auquel PARI a contribué ouvre une réflexion sur le schéma de prise de décision en environnement complexe et incertain.

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La littérature est riche d’analyses utiles et méconnues. Aujourd’hui, en moins de deux pages, découvrons la synthèse d’un ouvrage d’Andreu Solé : « créateurs de mondes, nos possibles, nos impossibles » et notre interprétation opérationnelle de ses conséquences en matière de risk management et d’allocation d’actifs.

L’idée : Nous prenons nos décisions en fonction de notre représentation du monde et non en fonction des informations disponibles.

L’impact : Risk management et allocation d’actifs : imaginons des futurs, enrichissons les Possibles.

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